Le sexe du coach importe-t-il?

La plupart des organisations qui ont un programme structuré de coaching offrent à leur participant de choisir un coach parmi plusieurs. Pour certains responsables de ce programme, le sexe du coach est une variable importante et dans plusieurs cas ils voudront proposer un homme et une femme. Est-ce que cette question importe vraiment dans la pratique? Un article publié par Mitchell, Eby et Ragins dans le Journal of Vocational Behavior laisse penser que non.

Ils ont mené une étude sur le mentorat, une relation apparentée au coaching, afin de comprendre comment la similarité entre le mentor et le participant influençait la relation. Les 82 dyades étudiées provenaient de deux universités américaines. Ils ont évalué des variables psychologiques, soit le style d’attachement et l’importance des relations interpersonnelles pour la personne. Ils ont trouvé que les protégés se considéraient similaires à leur mentor lorsqu’ils partageaient un même style d’attachement, tandis que les variables démographiques (sexe et race) n’étaient pas liées à la perception de similarité. Les protégés qui se jugeaient similaires à leur mentor étaient effectivement plus engagés envers l’organisation et leur travail que les autres.

La similarité dans une relation de mentorat est donc importante, mais elle dépendrait davantage de la psychologie que de la démographie. C’est sans doute une bonne nouvelle pour la majorité de femmes qui pratiquent le coaching et qui ont possiblement plus de difficulté à trouver du travail au bénéfice de la minorité de leurs collègues masculins.